Pol. BudgétaireChapitre 6

La politique budgétaire

La politique budgétaire est l'usage par les pouvoirs publics des dépenses publiques et de l'impôt pour agir sur l'activité — relance, multiplicateur, déficit et dette. Avec la politique monétaire, c'est l'un des deux grands leviers de la politique macroéconomique ; elle agit sur la demande agrégée directement par la dépense publique, indirectement par le revenu des ménages, mais elle est soumise à des contraintes de soutenabilité à long terme.

Dernière mise à jour : 16 octobre 2026

Définition

Définition

La politique budgétaire englobe l'ensemble des décisions publiques relatives aux recettes (surtout les prélèvements obligatoires : impôts, taxes, cotisations sociales) et aux dépenses (fonctionnement des administrations, investissements publics, transferts sociaux) des administrations publiques : l'État, mais aussi les collectivités locales et la Sécurité sociale. Ses deux principaux instruments sont votés chaque année : la loi de finances, qui fixe le budget de l'État, et la loi de financement de la sécurité sociale. Celle-ci, compte tenu de ses prévisions de recettes, fixe les objectifs de dépenses de la Sécurité sociale.

Le solde public est la différence entre les recettes et les dépenses : lorsque les dépenses excèdent les recettes, le solde est déficitaire et les administrations doivent emprunter pour financer la différence. L'accumulation de ces emprunts constitue la dette publique. Les chiffres de déficit et de dette publics utilisés dans les comparaisons européennes, et dans cette fiche, portent sur l'ensemble des administrations publiques, pas sur le seul État.

On peut distinguer la politique budgétaire discrétionnaire (décisions volontaires des pouvoirs publics de modifier les dépenses ou les impôts) des stabilisateurs automatiques (mécanismes budgétaires qui s'activent sans décision politique). Pour séparer ce qui tient à la conjoncture de ce qui persiste indépendamment d'elle, on calcule un solde structurel, corrigé des effets du cycle et des mesures ponctuelles.

Comment ça marche

Quand l'économie ralentit trop, l'État (et plus largement les administrations publiques) peut dépenser plus ou baisser les impôts : c'est une relance. En général, voici la suite.

  1. L'État injecte de l'argent.

    1. L'État injecte de l'argent

    Il passe des commandes, embauche, verse des aides, ou laisse plus de revenu aux ménages en baissant les impôts.

  2. Les revenus augmentent.

    2. Les revenus augmentent

    Les entreprises qui reçoivent ces commandes paient des salaires et des fournisseurs ; les ménages ont plus à dépenser.

  3. Une partie de ces revenus est dépensée à son tour. Chaque dépense crée un revenu pour quelqu'un d'autre : c'est l'effet multiplicateur.

    3. Une partie de ces revenus est dépensée à son tour

    Chaque dépense crée un revenu pour quelqu'un d'autre : c'est l'effet multiplicateur. Le reste est épargné, payé en impôts ou dépensé en produits importés.

  4. L'activité est soutenue. La production et l'emploi augmentent, mais le déficit et la dette aussi.

    4. L'activité est soutenue

    La production et l'emploi augmentent, mais le déficit et la dette aussi. Une partie des nouveaux revenus revient à l'État en impôts, ce qui freine en partie la hausse du déficit ; ensuite, la nouvelle dette coûte des intérêts chaque année.

Dans l'autre sens : quand l'État réduit ses dépenses ou relève les impôts pour baisser son déficit (une politique d'austérité), l'activité ralentit en général à court terme.

Sans décision : en récession, les allocations chômage augmentent et les recettes d'impôt baissent d'elles-mêmes ; ces stabilisateurs automatiques amortissent le choc.

L'effet des achats publics est plus petit que dans le calcul simple des manuels : ce calcul ne compte que l'épargne comme fuite. Si les ménages dépensent 75 centimes de chaque euro reçu, 1 euro dépensé par l'État devient alors 4 euros de PIB. En réalité, à chaque tour, une partie de l'argent part aussi en impôts et en importations, et l'emprunt de l'État peut freiner l'investissement privé (voir plus bas). Selon la plupart des estimations, 1 euro d'achats publics supplémentaires ajoute en moyenne, bonnes et mauvaises périodes confondues, entre 0,6 et 1 euro de PIB (Ramey, 2019). À ce niveau, les fuites et les freins absorbent tout l'effet multiplicateur ; en dessous de 1, le reste de l'activité recule même un peu. Certaines études trouvent un effet plus fort en récession (Auerbach et Gorodnichenko, 2012), d'autres non (Ramey et Zubairy, 2018).

L'effet des baisses d'impôts n'est pas tranché : dans le modèle keynésien simple, une baisse d'impôts soutient moins l'activité qu'un achat public du même montant, car les ménages en épargnent une partie. Pourtant, pour les baisses du taux des impôts, les études d'épisodes passés, comme celle de Romer et Romer (2010), trouvent souvent 2 à 3 euros de PIB pour 1 euro d'impôts en moins, plus que les 0,6 à 1 euro des achats publics ; les modèles plus complets qu'utilisent aujourd'hui les économistes trouvent le plus souvent moins de 1 (Ramey, 2019).

Quand ça ne se passe pas comme prévu

Les ménages mettent la baisse d'impôts de côté : s'ils s'attendent à payer plus d'impôts demain, ils épargnent au lieu de dépenser. C'est l'équivalence ricardienne (Barro, 1974) ; dans sa version stricte, toute la baisse serait épargnée, et les études empiriques ne concluent pas toutes dans le même sens.

L'État prend la place des emprunteurs privés : en empruntant beaucoup, il peut faire monter les taux d'intérêt, ce qui freine l'investissement privé. Cet effet d'éviction est faible quand les taux sont proches de zéro.

Les marchés doutent de la dette : au Royaume-Uni, en septembre 2022, le gouvernement a annoncé de fortes baisses d'impôts financées par l'emprunt. En trois jours de marché (vendredi 23, lundi 26 et mardi 27 septembre), le taux auquel l'État emprunte à 30 ans a bondi d'environ 1,3 point ; les ventes forcées de fonds gérés pour les régimes de retraite ont amplifié le mouvement. La Banque d'Angleterre a dû racheter des obligations d'État en urgence, et la plupart des mesures ont été abandonnées le mois suivant.

Relancer une économie qui tourne déjà à plein : sans machines ni travailleurs inoccupés, la dépense supplémentaire fait surtout monter les prix, peu la production.

Pour en savoir plus, lire la fiche complète puis suivre les notions guidées en fin de fiche.

Pourquoi c'est important

Le débat entre keynésiens et classiques est l'un des plus anciens et des plus structurants de la macroéconomie. Les keynésiens soutiennent que la politique budgétaire expansionniste est un outil efficace pour sortir d'une récession, car le multiplicateur est élevé lorsque l'économie fonctionne en deçà de son potentiel et que les taux d'intérêt sont proches de zéro (la banque centrale ne relevant pas ses taux, l'éviction devient faible). Les partisans de l'équivalence ricardienne (Barro, 1974) contestent l'efficacité d'une relance par baisse d'impôts financée par dette : selon eux, les ménages épargnent toute la baisse en prévision des impôts futurs ; un financement par dette équivaut alors à un financement par impôt, et le multiplicateur d'une baisse d'impôts est nul.

Mankiw note que la réponse dépend de l'horizon temporel : à court terme, lorsqu'il existe des capacités productives inutilisées, la relance budgétaire peut effectivement stimuler la production. À long terme, un déficit chronique accroît la dette, fait monter les taux d'intérêt et réduit l'investissement privé par effet d'éviction, ce qui abaisse le niveau de la production potentielle.

Points clés

Le levier : en dépensant plus ou en baissant les impôts, les pouvoirs publics peuvent soutenir l'activité quand elle ralentit. À l'inverse, dépenser moins ou relever les impôts pour réduire le déficit freine en général l'activité à court terme.

L'effet multiplicateur : chaque euro dépensé devient le revenu de quelqu'un, qui en dépense une partie à son tour. Le calcul simple des manuels ne compte que l'épargne comme fuite ; en réalité, une partie de chaque euro part aussi en impôts et en importations, si bien que l'effet réel est plus faible.

Dépenser ou baisser les impôts : dans le modèle simple des manuels, un achat public (une commande, le salaire d'un agent public) soutient davantage l'activité qu'une baisse d'impôts du même montant. L'achat compte en entier dès le premier tour, alors que les ménages épargnent tout de suite une partie de la baisse d'impôts. Les études sur les épisodes passés ne confirment pas toujours ce classement.

Les stabilisateurs automatiques : en récession, le chômage monte en général et les revenus baissent ; les allocations chômage augmentent alors et les recettes d'impôt diminuent d'elles-mêmes. Ces mécanismes agissent sans attendre de décision politique, donc en général plus vite qu'une mesure qu'il faut d'abord décider.

Les limites : une relance peut décevoir. Les ménages peuvent mettre de côté une baisse d'impôts en prévision d'impôts futurs. L'emprunt de l'État peut faire monter les taux d'intérêt et freiner l'investissement privé. Si l'économie tourne déjà à plein, la dépense fait surtout monter les prix. Enfin, si les prêteurs doutent de la dette, le coût de l'emprunt peut monter brutalement.

Court terme et long terme : l'effet d'une relance dépend de l'horizon. À court terme, elle peut soutenir la production tant que des machines et des travailleurs restent inoccupés ; à long terme, des déficits répétés alourdissent la dette et peuvent freiner l'investissement privé, donc la production future.

La dette : chaque déficit s'ajoute à la dette, qui coûte des intérêts chaque année. La dette rapportée au PIB évolue surtout selon le déficit hors intérêts, le taux d'intérêt payé et la croissance, inflation comprise. Si ce taux dépasse durablement la croissance, il pousse ce ratio à la hausse, et les pouvoirs publics doivent tôt ou tard dégager des excédents, intérêts mis à part, pour que la dette reste soutenable. Si la croissance l'emporte, elle pousse au contraire ce ratio à la baisse.

Exemple concret

Exemples

Le plan de relance européen post-Covid « NextGenerationEU » (750 milliards d'euros en prix 2018, soit environ 807 milliards en prix courants, de 2021 à 2026), financé pour la première fois à cette échelle par un emprunt commun de l'Union européenne, illustre une politique budgétaire expansionniste coordonnée à l'échelle supranationale. En France, la récession et le « quoi qu'il en coûte » ont porté le déficit public à près de 9 % du PIB en 2020 et la dette à près de 115 % (8,9 % et 114,9 % en série révisée). En 2025, la dette publique atteint 115,7 % du PIB et le déficit 5,1 %, après 5,8 % en 2024 (INSEE, mai 2026), bien au-dessus de la valeur de référence de 3 %. Le Pacte de stabilité, qui met en œuvre ces valeurs de référence, a été réformé en 2024 (les valeurs de 3 % et 60 % restent inchangées, mais le pilotage se fait désormais via des trajectoires pluriannuelles de dépenses nettes).

Pourquoi la dette rapportée au PIB a-t-elle encore augmenté en 2025, alors que le déficit baissait ? Une formule approchée permet de le comprendre : elle calcule de combien la dette, rapportée au PIB, varie en un an. En plus du niveau de la dette, elle fait intervenir trois éléments : le taux d'intérêt, la croissance et le solde primaire. Elle est dite « au premier ordre » parce qu'elle néglige de très petits termes. Le signe ≈ se lit « environ égal à ».

Δ(D/Y) ≈ (r − g) × (D/Y) − s

Δ(D/Y) : la variation, sur l'année, du ratio dette/PIB, c'est-à-dire de la dette (D) divisée par le PIB (Y), en points de PIB.

r : le taux d'intérêt moyen payé sur la dette : les intérêts de l'année divisés par la dette de la fin de l'année précédente.

g : la croissance du PIB en valeur, c'est-à-dire inflation comprise.

D/Y : le ratio dette/PIB à la fin de l'année précédente.

s : le solde primaire en % du PIB, c'est-à-dire les recettes moins les dépenses hors intérêts. Il est négatif en cas de déficit primaire, et le terme −s ajoute alors ce déficit au ratio dette/PIB.

À solde primaire équilibré, la dette grossit au rythme du taux d'intérêt (r) et le PIB au rythme de la croissance (g). Si r dépasse g, la dette augmente plus vite que le PIB : le ratio monte de lui-même, comme une boule de neige qui grossit en roulant. Le premier terme de la formule, (r − g) × (D/Y), mesure cet effet « boule de neige ». Par exemple, avec une dette de 115,7 % du PIB (fin 2025), si r dépasse g d'un point, le ratio augmente d'environ 1,2 point par an (1 % de 115,7). Quand g dépasse r, ce premier terme fait au contraire baisser le ratio.

Si r dépasse durablement g, les pouvoirs publics ne peuvent pas emprunter sans fin pour payer les intérêts. La dette n'est alors soutenable que si la valeur actualisée des soldes primaires futurs, c'est-à-dire leur valeur d'aujourd'hui, couvre au moins la dette actuelle : c'est la contrainte budgétaire intertemporelle.

Décomposition de 2025, d'après la Cour des comptes (juin 2026), qui s'appuie sur les chiffres de l'INSEE : la dette passe de 112,6 % à 115,7 % du PIB, soit 3,1 points de plus.

Effet boule de neige : environ 0,1 point. Les intérêts de 2025 (65,7 milliards d'euros selon la Cour des comptes ; l'Insee en compte 64,7), divisés par la dette de fin 2024 (3 306 milliards), donnent r ≈ 1,99 %, soit environ 2,0 %, un taux moyen payé sur toute la dette, plus bas que les taux de marché récents, car une grande partie de la dette a été empruntée quand les taux étaient bas ; le PIB en valeur a progressé de 1,9 %. Sur une dette de 112,6 % du PIB, les intérêts ajoutent donc environ 2,2 points de PIB. La croissance en retire environ 2,1, car la même dette pèse moins dans un PIB plus gros. Il reste environ 0,1 point.

Déficit primaire : 2,9 points. Sur un déficit de 5,1 % du PIB, les intérêts représentent 2,2 points ; le solde primaire vaut donc −2,9 % du PIB, et −s ajoute 2,9 points.

Ajustements stock-flux : environ 0,1 point. Ils font varier la dette sans passer par le déficit : par exemple, un prêt accordé par l'État ou une variation de l'argent qu'il garde sur ses comptes. La formule ne les compte pas : on les ajoute à part.

Au total, 0,1 + 2,9 + 0,1 = 3,1 points. En 2025, la dette a donc augmenté surtout à cause du déficit primaire : les administrations publiques ont dépensé plus qu'elles n'ont reçu, intérêts mis à part. La hausse du ratio est la même qu'en 2024, malgré un déficit plus bas, car la croissance a ralenti. En 2024, la croissance dépassait nettement le taux payé (3,6 % contre 1,9 %) : elle retirait plus que les intérêts n'ajoutaient, et l'effet boule de neige a fait baisser le ratio d'environ 1,7 point selon la Cour des comptes. En 2025, cet effet l'a fait monter d'environ 0,1 point. Ce changement de 1,8 point a compensé la baisse du déficit primaire (de 3,7 à 2,9 points) et celle des ajustements stock-flux (de 1,1 à 0,1 point).

Pour aller plus loin

Progression

Le manuel de macroéconomie de Mankiw est lui-même construit sur la distinction entre court et long terme : une partie traite de l'économie à long terme, où les conclusions classiques prévalent, une autre de l'économie à court terme, où l'analyse keynésienne (IS-LM) s'applique. Le débat entre keynésiens et classiques a aussi une histoire : quand la crise financière de 2008 a poussé les gouvernements à lancer des plans de relance, décideurs et chercheurs ont découvert que la recherche sur les effets de la politique budgétaire était restée peu fournie depuis les années 1960 ; de nombreux chercheurs s'y sont alors remis, et Valerie Ramey (2019) dresse le bilan de ce renouveau.

Les travaux et sources cités dans cette fiche :

Barro (1974) : « Are Government Bonds Net Wealth? », Journal of Political Economy, vol. 82, n° 6, p. 1095-1117.

Stanley (1998) : « New Wine in Old Bottles: A Meta-Analysis of Ricardian Equivalence », Southern Economic Journal, vol. 64, n° 3, p. 713-727.

Romer et Romer (2010) : « The Macroeconomic Effects of Tax Changes: Estimates Based on a New Measure of Fiscal Shocks », American Economic Review, vol. 100, n° 3, p. 763-801.

Röhn (2010) : « New Evidence on the Private Saving Offset and Ricardian Equivalence », OECD Economics Department Working Papers, n° 762.

Auerbach et Gorodnichenko (2012) : « Measuring the Output Responses to Fiscal Policy », American Economic Journal: Economic Policy, vol. 4, n° 2, p. 1-27.

Ramey et Zubairy (2018) : « Government Spending Multipliers in Good Times and in Bad: Evidence from US Historical Data », Journal of Political Economy, vol. 126, n° 2, p. 850-901.

Ramey (2019) : « Ten Years After the Financial Crisis: What Have We Learned from the Renaissance in Fiscal Research? », Journal of Economic Perspectives, vol. 33, n° 2, p. 89-114.

Mankiw (2023) : Macroéconomie, De Boeck Supérieur, 9e édition (traduction de Macroeconomics).

Eurostat (octobre 2025) : Tax revenue statistics, données extraites le 31 octobre 2025 (taux de 2024).

INSEE (mai 2026) : « Le compte des administrations publiques en 2025 », Insee Première n° 2106.

Direction générale du Trésor et Agence France Trésor (octobre 2026) : Rapport sur la dette des administrations publiques, annexé au projet de loi de finances pour 2027.

Les dynamiques de soutenabilité de la dette, l'équation r − g, le biais déficitaire des démocraties et les mécanismes de défaut souverain sont approfondis dans la fiche « L'économie politique de la dette publique » (ch. 15, niveau Élevé).

Impact sur les marchés

Marchés

Les annonces de politique budgétaire influencent les marchés obligataires en premier lieu : un accroissement du déficit augmente l'offre de dette souveraine, ce qui peut faire monter les rendements obligataires (et donc le coût de financement de l'État). Dans la zone euro, un déficit persistant se traduit d'abord par un écart de taux (spread) avec l'Allemagne si les investisseurs doutent de la soutenabilité de la dette ; hors union monétaire, il peut aussi peser sur la devise. En France, l'écart de taux à 10 ans avec l'Allemagne valait 0,70 point au 1er janvier 2026 (3,58 % pour la France contre 2,88 %) et dépassait 0,90 point à la mi-septembre 2026, dans un contexte de hausse générale des taux où l'écart de l'Italie a suivi le même chemin, selon le rapport sur la dette annexé au projet de loi de finances pour 2027. Les plans de relance massifs peuvent soutenir les marchés actions à court terme en stimulant l'activité, mais posent des questions de soutenabilité qui peuvent peser sur les obligations à long terme.

Source officielle

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