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Le PIB (Produit Intérieur Brut) est l'indicateur central de la comptabilité nationale. Il mesure la valeur monétaire de l'ensemble des biens et services finaux produits sur le territoire d'un pays au cours d'une période donnée. Mankiw le présente comme la statistique économique la plus suivie au monde, car elle synthétise en un seul chiffre l'activité économique globale d'une nation.
L'inflation est la hausse générale, durable et auto-entretenue du niveau des prix dans une économie. Mankiw la présente comme l'un des phénomènes macroéconomiques les plus importants à maîtriser, car elle affecte directement le pouvoir d'achat, les taux d'intérêt, les salaires et l'ensemble des décisions économiques des agents.
Le taux de chômage mesure la part de la population active sans emploi et en recherche active — l'un des indicateurs les plus scrutés par les marchés. C'est un indicateur retardé du cycle économique (les entreprises licencient après le retournement et réembauchent une fois la reprise installée), qui influence directement les décisions de politique monétaire et budgétaire.
Les marchés financiers mettent en relation les agents à besoin de financement (entreprises, États) et ceux qui disposent d'une épargne à placer. Avec les intermédiaires financiers (banques, fonds), ils forment ce que Mankiw appelle le système financier, assurant l'allocation efficace du capital et la fixation du prix du risque à travers les mécanismes de l'offre et de la demande.
La politique monétaire désigne les actions d'une banque centrale sur les taux d'intérêt et la quantité de monnaie pour assurer la stabilité des prix. Ses décisions se transmettent immédiatement aux marchés financiers, mais n'agissent pleinement sur l'économie réelle — crédit, investissement, consommation — qu'après un délai de 12 à 18 mois.
La politique budgétaire est l'usage par l'État des dépenses publiques et de l'impôt pour agir sur l'activité — relance, multiplicateur, déficit et dette. Mankiw la présente comme le second grand levier de la politique macroéconomique, complémentaire à la politique monétaire, avec des effets potentiellement plus directs sur la demande agrégée mais aussi des contraintes de soutenabilité à long terme.
Le commerce international désigne l'ensemble des échanges de biens et services entre les économies nationales. Mankiw y consacre des chapitres fondamentaux, en démontrant que le principe de l'avantage comparatif — chaque pays a intérêt à se spécialiser dans les productions pour lesquelles son coût d'opportunité est le plus faible — constitue l'une des propositions les plus robustes de la science économique.
Le modèle d'offre et de demande agrégées (AD-AS) constitue le cadre analytique central de la macroéconomie. Mankiw le présente comme l'outil fondamental pour comprendre les fluctuations économiques de court terme : comment le niveau général des prix et la production totale sont déterminés, et comment les chocs et les politiques économiques les affectent.
L'épargne et l'investissement déterminent le niveau de richesse d'une économie à long terme. Mankiw consacre un chapitre entier au marché des fonds prêtables dans chacune de ses éditions, démontrant que l'épargne nationale finance l'investissement productif et que le taux d'intérêt réel est le prix d'équilibre entre l'offre de fonds (épargne) et la demande de fonds (investissement).
La monnaie est l'actif le plus liquide de l'économie, servant d'intermédiaire des échanges, d'unité de compte et de réserve de valeur. On explique comment la monnaie est créée, comment le système bancaire la multiplie, et pourquoi le contrôle de la masse monétaire est au cœur de la politique macroéconomique.
L'économie évolue de manière cyclique, alternant phases d'expansion et de contraction. On montre que les fluctuations de court terme sont inhérentes au fonctionnement des économies de marché et que leur compréhension est indispensable pour anticiper les retournements, adapter les politiques publiques et gérer les risques financiers.
Le modèle de Solow constitue le cadre de référence pour comprendre la croissance économique à long terme. Mankiw lui consacre deux chapitres entiers (ch. 8 et 9, éd. 9) et le considère comme l'un des apports les plus importants de la macroéconomie du XXe siècle. Il explique pourquoi certains pays sont riches et d'autres pauvres, et pourquoi les niveaux de vie diffèrent autant à travers le monde.
Le modèle IS-LM est le cadre analytique central pour comprendre les interactions entre le marché des biens et services et le marché de la monnaie à court terme. Mankiw lui consacre deux chapitres entiers (ch. 11-12, éd. 9) et le présente comme l'interprétation la plus influente de la pensée keynésienne, indispensable pour analyser les effets des politiques monétaire et budgétaire.
La théorie des anticipations rationnelles, développée par John Muth (1961) et popularisée par Robert Lucas (prix Nobel 1995), postule que les agents économiques utilisent de manière optimale toute l'information disponible pour former leurs prévisions. Mankiw la présente au chapitre 14 (éd. 9, « Aggregate Supply and the Short-Run Tradeoff ») comme l'une des révolutions intellectuelles majeures de la macroéconomie, ayant remis en question l'efficacité des politiques de stabilisation.
L'économie politique de la dette publique analyse les déterminants politiques de l'endettement des États, les mécanismes de soutenabilité de la dette et les interactions stratégiques entre gouvernements, créanciers et électeurs. Mankiw consacre à ce sujet le chapitre « Government Debt and Budget Deficits » de son manuel de macroéconomie, en présentant les débats fondamentaux sur la dette : fardeau pour les générations futures, neutralité ricardienne, et dynamiques d'accumulation.
Le marché du travail ne fonctionne pas comme un marché de biens ordinaire : les appariements entre travailleurs et emplois prennent du temps, l'information est imparfaite et des frictions institutionnelles créent du chômage persistant. Mankiw traite les fondamentaux du marché du travail au chapitre 7 (éd. 9, « Unemployment ») et ses liens avec le cycle économique aux chapitres 10 et 14.
L'économie comportementale intègre les apports de la psychologie pour comprendre les décisions économiques réelles, souvent irrationnelles. Mankiw y consacre des encadrés croissants, reconnaissant que les agents économiques ne correspondent pas toujours à l'homo economicus rationnel des modèles classiques.
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